Mois : juillet 2015


  • Songes de Mevlido – Antoine Volodine

      Ensuite il n’y aura rien, plus aucune miette partageable ni dicible, plus rien qu’un silence démesuré, seulement cela. Seulement cela. Retour au cœur du cauchemar Volodinien, dans ce « post-exotisme » autour duquel l’auteur a bâti son œuvre. Une quinzaine de romans épais, variations noires comme des mauvais rêves sur une apocalypse humaine post soviétique, où […]

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  • La politique du tumulte – François Médéline 

       Je préside l’institution la plus surannée de France. Ça me permet d’avoir les passe-droits d’un homme d’état, de jouer au tennis dans les jardins du Luxembourg, de voyager en jet privé et de boire du Romanée-Conti aussi souvent que le bon peuple se torche du Côté du Rhône. J’avais lu Rêves de guerre l’an […]

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  • Joblard – L’hygiène de la vermine – Jean-Marc Royon

    Les piliers de bistrot, y a rien de pire pour un loufiat. C’est bâtard comme relation. Un habitué, c’est pas vraiment un ami et plus tout à fait un client. Une figure imposée dont l’omniprésence rappelle au barman que, malgré toutes les illusions qu’il peut avoir sur lui-même, il n’est rien de mieux en ce […]

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  • L’Arabe du futur – Tomes 1&2 – Riad Sattouf

    Carton absolu, plus de 200000 exemplaires vendus, le Grand Prix à Angoulême, têtes de gondoles dans les supérettes et les stations-services, la totale. J’avais, j’avoue, mon œil mauvais de snobinard quand je regardais l’Arabe du futur, puni et prenant la poussière sur ma table de chevet depuis des mois. J’en avais pourtant entendu beaucoup de […]

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  • Savannah – Jean Rolin

    Quand les images filmées par Kate montrent quelque chose d’intéressant, et c’est le plus souvent, on peut s’attacher à ce qui est montré, momentanément, et oublier le reste. Quand elles ne montrent rien, comme dans le cas du Kevin Barry’s pub, on n’y voit qu’elle – même si elle est absente de l’image. Faire son […]

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  • II – Metz

    Est-ce que j’aime encore le hardcore, le punk à la scie sauteuse, celui qui nous faisait serrer les dents et faire le pigeon dans le fond de salles des fêtes surchauffées et arrosées à la bière tiède? Que reste-t-il de mes vingt ans hargneux et bruyants ? Des souvenirs c’est sûr, des vinyles, quelques T-shirts délavés […]

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  • La politesse – François Bégaudeau

      Il ne s’est jamais produit qu’un écrivain me cite amicalement. En vérité, aucun n’aurait l’idée de me lire, soit prescience d’une incompatibilité, soit crainte de détester aimer. Oui, oui, François Bégaudeau traîne derrière lui une vilaine réputation de tête à claques parisiano-bobo rive-gauche, pas du tout justifiée puisqu’il traîne plutôt rive droite et qu’il […]

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