Nicolas Bedos – Journal d’un Mythomane 2 – Une année particulière

imagesCAKMREXZ

J’ai trouvé mon héros.
L’homme qui écrit aussi facilement que je navigue sur l’équipe.fr… Nicolas Bedos est un Michel Audiard de son époque. Il est le Pierre Desproges que nos aînés ont tant aimé. Il est drôle, moderne, il se fout de tout et surtout de lui-même. Ses chroniques sont bourrées de missiles envoyés à tout-va sur le monde qui nous entoure. Il ne fait pas bon être connu quand Bedos est dans le coin.

Il flingue avec le sourire, le clin d’œil et le détachement d’un dandy cynique et ouvertement branleur. Il nous balance son talent à la gueule. Et la facilité avec laquelle il croque le petit microcosme de la gauche caviar des premiers arrondissements, n’a d’égal que les formules assassines avec lesquelles il atomise la droite honnie ! Fin 2011, il écrivait : « Pourquoi suis-je de gauche cette année? Parce que la gauche cartonne ! Fayot jusqu’au nombril, je n’ai aucune envie de devoir contourner l’Elysée chaque fois que je me rends chez Drucker ! »
Il est super doué…Toutes les pages font mouche et on lit ce recueil (souvent aux toilettes !) comme on parcourrait un livre de blagues. Avec une totale désinvolture. Parce que finalement tout est grave et on s’en fout…
Bedos est cynique (faussement ?) et charmant à la fois « Oui j’aime les gens, mais en masse…Pas un par un ! ». Il parle de ses amours sans passer pour un parfait salopard malgré une infidélité pathologique dont il fait sa marque de fabrique « Je repense sans pâlir à une certaine Katouchka Pornotova qui encombra mon lit davantage que mon cœur »
Fidèle en amitié, Il encense ses potes célèbres, dont Dujardin « Tu l’as vu suer sur M6, dans des sketchs qui sont à The Artist que qu’Hervé Morin est au général De Gaulle » et il en remet une couche en taillant tout ce qui traine « Hollande est à Jean Dujardin ce que Christine Boutin est à Julia Roberts ». Il vomit sur Copé à longueur de pages et démonte les footballeurs français par la même occasion « Le titulaire des temps modernes se sent aussi français que je me sens copéiste : il rêve en dollars, textote en franglais, paye ses impôts en Suisse, négocie en espagnol, baise en croate et pense en trisomique ».
Bref, Bedos est à la fois jouisseur et jouissif, il a l’art de la formule facile. D’ailleurs chez lui, tout est facile, certains diront TROP facile tellement l’exercice semble parfois friser l’insolente improvisation d’un surdoué. Le garçon prend un malin plaisir à prendre des airs désinvoltes et une posture je-m’en-foutiste assumée.
Ça peut peut-être en agacer certains, moi, ça me ravit.

Nicolas Bedos, Journal d’un mythomane 2, Une journée particulière, Robert Laffont

One comment

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s