Total Entropy – Asia Argento

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Asia Argento, égérie du cinema indépendant, dit de bon goût, sort un album. So what ? aurais-je envie de dire. D’autres égéries du cinéma indépendant se sont essayées à la chanson et, pour la plupart d’entre elles, de Sandrine Kiberlain à Scarlett Johanson,  en passant par Lou Doillon et sa sœur (non non, pas Charlotte Julian. Elle ne rentre pas dans cette catégorie très sélecte), même si elles ne déméritaient pas, le monde a continué de tourner et leurs chansons ne sont jamais parvenues à faire de l’ombre à toutes les Adelo-Gaga-Rihanna de ce monde.

Asia Argento sort un album donc. Il s’appelle Total Entropy et vu les fréquentations de la belle italienne, on peut tout de même espérer quelques collaborations fructueuses, voire juteuses, des ambiances enfumées et vaguement malsaines, bref un truc pas trop lisse qui ne passera jamais à la radio. Quitte à s’incliner devant les Divas précitées, autant s’amuser et faire valser les bras d’honneur.

C’est donc plein de curiosité et accompagné de mon fidèle quoique très superficiel, ami Deezer, que je me lancé à l’assaut de Total Entropy. La première chanson, Ours, m’a cueilli à froid. Façon coup de cœur. La BO d’un film de Lynch, d’entrée. Comme ça, sans prévenir. Ambiance Blue Velvet, robe longue, en velours bien sûr, fume cigare et femme fatale à la voix envoûtante, du style Marianne Faithfull après la cigarette et avant la ménopause. Très fort.

Dès la deuxième chanson je succombe. Ugly ducklings est ma chanson de l’année…J’ai du mal à décrire quand j’aime à ce point…

La suite est intéressante aussi mais fait penser à une lente arrivée vers une boite de nuit dans laquelle je n’aurais pas forcément envie de m’aventurer. Le rythme s’accélère après quelques chansons, la techno fait son apparition et tient la piste pendant neuf titres qui même s’ils ne sont pas ceux qui me charment le plus, n’en sont pas moins pourvus d’un charme difficile à définir. Titre n°15, sortie de boite, deux morceaux lents de fin de soirée pour en finir. On imagine une errance au petit matin. Le sacre du printemps, une chanson de plus de sept minutes vient clore un album étrangement attachant, assez inclassable, un ovni dont plusieurs extraits figureront certainement à mon palmarès des meilleures chansons de l’année.

Un bel été qui s’annonce?

http://www.youtube.com/watch?v=EZJo2FqY4lg

 

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