Aventine – Agnes Obél

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Lundi 30 septembre, dernier jour avant la pénombre? Demain ce sera Octobre, les feuilles mortes et le vent. Les premiers rhumes aussi. On rentrera un peu de bois, en prévision. La lumière continuera de baisser un peu plus jusqu’à ce qu’on finisse par y arriver. A l’hiver.
L’automne est une saison qui ne me déplait pas. J’éprouve même pas mal de plaisir à contempler les rues de Paris ou d’ailleurs sous les lumières changeantes d’octobre. Réjouissons-nous, novembre et son brouillard permanant viendront bien assez tôt. Profitons de ce moment.
Lundi, c’était le jour de la sortie du très attendu deuxième album de la danoise Agnès Obel. On l’avait découverte il y a un peu plus d’un an, avec son album Philarmonics et la chanson Riverside qu’Air France avait eu la sale idée d’imposer en musique d’attente dans ses avions. Ou comment transformer le bon goût célébré en purge absolue…
Agnes Obel, ses petites mélodies discrètes et délicates, ses partitions de piano, tellement légères qu’elles en deviennent impalpables. Des divas, des icônes fragiles, la musique en a connues, des dizaines. Mais Agnes Obel a touché juste, d’entrée. Philarmonics était un album qu’on jouait du début à la fin, qu’on écoutait sans trop parler, histoire de ne pas déranger, de ne pas troubler la sérénité dont elle parvenait à entourer chacune de ses chansons.
Lundi, je me suis réveillé au son du nouvel album, Aventine. Il était huit heures et André Manoukian assurait sa chronique musicale sur France Inter. Il avait choisi de parler d’Agnes Obel plutôt que de Bertrand Cantat qui sortait son single lundi également…Dédé avait fait son choix.
Quelques notes et la porte s’ouvrait déjà sur un univers familier, tout en nuances, une douceur du matin. Good morning finesse.
J’y suis retourné dans la journée et j’ai écouté.
Agnes Obel est une icône. Immobile. Elle effleure à peine son piano, elle susurre des comptines avec l’air sérieux des beautés antiques. Agnes Obel n’est pas Katy Perry. Son visage, d’une beauté spectaculaire est une photographie, un peu figée, vaguement froide. Agnes Obel me fait l’effet d’une statue. Magnifique, parfaite, un peu glaçante aussi. Le syndrome Lana Del Rey ?Une variante sans doute. C’est comme ça.
Agnes Obel est surdouée. Peut-être un chouia lisse, mais surdouée. Le premier titre de l’album, Chord left est le plus bel hommage à Satie que j’ai entendu depuis longtemps. Je pourrais également citer Tokka, the Curse ou Pass by them mais comme l’album précédant, Aventine s’écoute d’une traite, sans heurts, sans efforts. On en ressort apaisé pour quelques instants ou quelques heures.
Agnès Obel devrait être remboursée par la sécu.
http://www.youtube.com/watch?v=6h9XUYj96ho

 

 

3 comments

  1. Ouep ma poule ! faut juste pas s’endormir…. je parle pas pour moi mais j’en connais une qui est tombé au chant d’honneur en plein de ce si beauu théatre d’Angers face à cette danoise qui comme tu le décris si bien , reste si hypnotisante .

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