Nombril Music awards – 3

 

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Dernières récompenses après un retour épique des Saintes. J’ai bien senti que ça risquait d’être compliqué quand au moment du départ, le commandant nous a indiqué que la mer était TRES agitée…jamais bon. J’ai senti, immédiatement après, une petite goutte de sueur perler sur mon front, surtout quand l’équipage est passé dans les rangs pour distribuer des sacs plastiques. Là, j’ai su qu’on allait revoir notre vie pendant une demi-heure. Ça n’a pas loupé. Gerbi party à Gwada. Je ne sais pas comment j’ai pu résister aux effluves innommables de mon voisin de droite. Les changements de couleur sur son visage porcin m’ont rappelé un album d’Astérix mais je ne sais plus lequel. Bref, nous avons vécu le Verdun de la gerbe et c’est l’estomac au bord des lèvres que je viens vous livrer ces derniers prix…

Comme aux César, on terminera cette revue avec le meilleur (la meilleure d’ailleurs) et surtout avec la Nombril Playlist de l’année 2013,  24 titres pour clore le dossier et les débats.

Mais avant cela, penchons nous quelques instants sur les flops de 2013, vaste question, sans doute la plus infinie de toutes et la plus sujette à discussions. Tout d’abord, ne peut décevoir que celui dont on attend quelque chose. Les autres passent sans qu’on les remarque. Michel Sardou peut bien se mettre en slip au Grand Journal ou ailleurs, je ne serai pas déçu, je n’attends rien de lui.

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Certains ont tout raflé sans qu’ils éveillent en moi la moindre émotion, voire curiosité. J’entends dire que tout ce qui a compté cette année s’est déroulé entre Versailles Chantiers et Bruxelles dans une unanimité (toujours douteuse) Dafto-Punko-Stromaienne. Why not, je reconnais toutes les vertus du monde à ces gens-là, je ne les classe surtout pas dans mes flops, je n’en attendais rien. Non, le flop, encore une fois, c’est la déception. Alors qui des Pixies, de Kim Gordon ou de Sigur Ros m’aura le plus déçu ? Qui récoltera le très envié Prix trop élevé de la désillusion absolue ? Kim Gordon mériterait le Prix du ridicule pour son Projet (D’ailleurs, Appelle-moi quand il est abouti) Body/Head. Mais doit-on à ce point cracher sur ce qu’on a tant aimé…? Non, Le Prix trop élevé de la mollesse revient donc à Sigur Ros pour son insipide album Kveikur parfumé à la guimauve qui provoqua chez moi un ennui profond puis un brin de colère puis à nouveau un vague ennui avant finalement, un oubli résigné.

 

Enfin, pour terminer et couronner l’année, voici le moment tant attendu où je remets le Grand Prix du Nombril 2013, Cette récompense suprême, objet de toutes les convoitises ira donc à la voix féminine qui m’aura le plus envouté, au-delà d’Agnès Obel, d’Emiliana Torrini, de Goldfrapp ou des superstatiques London Grammar.  Pas de Tal, Shy’m, les stars du Nombril ne dansent pas sur TF1. Pas de Gaga-Donna non plus, je ne critique pas, je regarde passer sans broncher. Je tombe à genoux fréquemment, je porte aux nues, j’adore tout simplement, mais sans artifice, sans fard. Mon Prix du nombril va donc à la grâce absolue, celle qui, discrète, se cache derrière une forme de pudeur minimaliste, qui n’a pas besoin de gueuler, d’en rajouter. La Classe.

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Ma révélation, je ne la connaissais pas il y a quelques mois de cela. Elle s’appelle Mélanie de Biasio. Elle est belge et elle chante comme une sirène (Celle d’Ulysse, pas des pompiers). J’ai parlé de son album il y a quelques semaines seulement donc je ne vais pas me répéter mais ce coup de foudre n’a rien d’éphémère, c’est une belle histoire qui s’est mise en marche et j’attends déjà la suite alors que le rideau tombe sur 2013.

 

Et la playlist alors ? 24 chansons pour une saison. 24 moments qui auront jalonné une année riche en émotions et autres rebondissements.

Des grands noms nous ont quittés, de Jacques Ramade à Christian Marin (je prie pour Galabru), sans oublier Lou Reed bien sûr et Georges Lautner. Drôle d’année, passée l’oreille collée au poste et le nez sur un bouquin, toujours entre deux avions, trois couches et un biberon. Pendant ce temps là, Tal en profitait pour conquérir ma fille et un NRJ Music awards. Je l’ai déjà dit, j’ai loupé l’éducation musicale de mes enfants.

Enfin voilà. 24 titres pour un Nombril, autocratique à souhait, qui ne choisit pas les morceaux car ce sont eux qui le choisissent (OMG, c’est trop nase).

Alors allons-y pour ce pot-pourri (mais pourquoi ce mot me fait t’il toujours penser à Nana Mouskouri ?) sans doute indigeste.

Nous aurons, dans le désordre : Midlake et Grizzly Bear dans le rôle de Charles Ingalls, et ses chemises auréolées sous les bras, Saturday night fever avec Jef Barbara et Inner Storm, du Néo-corbaque style Père Lachaise avec These New Puritans, des ramollis du Bontempi avec Boards of Canada, et Psychic. Du Stimorol élevé à la tête de brebis avec Agnes Obel, Samaris et Trentemoller, l’intro de l’année, française s’il vous plait avec Yann Destal et son Walk with me, des belges avec Girls in Hawaii et Mélanie de Biasio, du Français aussi dans le texte, enfin un peu de tout, sauf du zouk. Parce que ça, le zouk, je ne m’y fais toujours pas…

Allez, je vous laisse et vous embrasse.

Les chansons du nombril 2013

http://www.deezer.com/playlist/697258845

 

 

 

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