High Tone – Broken Twin – Samaris

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C’était quoi? Le rosé? Non, il était plutôt bon. Le rouge alors? Les bières? Elles étaient pas très fraîches c’est sûr… Ou alors les ti-punch. Je vois que ça… A moins que ce soit la poire. Enfin bref, je ne sais pas d’où est venue la casquette de ce matin.

Ce matin donc c’était deux de tension, c’était jogging ( le vêtement, pas le sport), café et Doliprane. Ne pas aggraver le mal et laisser de côté toutes les agressions musicales ordinaires. Non Ava, La BO de la Reine des neiges, pas maintenant.

Journée canapé, couverture, commencée avec le groupe lyonnais High Tone et le morceau Basis, une variation électro-jazz de ce qui se passait dans mon crâne au réveil. Un goutte à goutte, un robinet qui fuit et se transforme en percussions à mesure que la chanson avance. Entêtant, étonnant. Puis vient le violoncelle et la techno façon sang qui cogne dans les tempes. Difficile matinée nébuleuse.

Je passe à l’un des chouchous de la presse. Broken Twin, annoncés comme les nouveaux petits génies venus du froid. Avec le succès d’Agnès Obel, de Trentemøller, et d’autres encore, les regards ont commencé à se tourner vers le Danemark, plus connu jusque là pour ses déboires musicaux (Aqua/Barbie Girl) que pour ses génies. Broken Twin donc, une voix, dépouillée, presque nue. Un chant cérémonieux, triste, lent, très lent, puis un violoncelle qui vient souligner la voix, façon Requiem. Merde… Je ne vais pas bien aujourd’hui mais quand même ! Le soleil brille, les oiseaux chantent, on est très loin de l’automne, il va falloir que je me reprenne si je ne veux pas faire de cette journée une longue impasse. L’album défile, uniforme, beau mais lent, si lent . Et triste à faire passer Dead Can Dance pour des émules de la Compagnie créole. L’album s’appelle May. Je vous recommande tout de même Roam, la plus chanson belle à mon avis. Broken Twins donc, à consommer avec modération les jours de pêche absolue.

Je poursuis ma résurrection relative, à coups de litres de café. J’ai réussi à ouvrir un œil mais je n’arrive toujours pas à regarder dans les yeux la bouteille de Rhum posée sur l’étagère. C’est peut-être elle qui m’a achevé hier soir, finalement. Plafond toujours bas, tension faible. Peu d’espoir. Samaris, les dignes enfants de Sigur Rós sortent un album, Silkidrangar, alors que je viens à peine de me remettre du premier et du génial single Goda Tungl . Voilà qui devrait m’aider à retrouver un semblant de vigueur. C’est bien connu, l’énergie quasi punk est la qualité principale de la pop islandaise. Ou pas. Bonne surprise, il y a dans cet album tout ce que le docteur à prescrit. Des pans entiers de musique électro, des voix envoûtantes et éthérées, du rythme aussi, des hautbois et des clarinettes et puis un bon vieux Bontempi emprunté à Jean Michel Jarre, époque Oxygène. C’est bon, cette fois-ci, j’ai trouvé mes charentaises, je ne les quitte plus. Torpeur de fin d’après-midi post gueule de bois, le casque s’efface petit à petit, je reprends pied et je jure à qui veut bien l’entendre qu’on ne m’y reprendra pas…

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