Les deux amis – Louis Garrel

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Ah ça faisait quand même envie…Louis Garrel qui signait un premier long métrage. D’accord il est un peu énervant, Garrel, avec son côté ultra-parigot, belle gueule nonchalante faussement négligée. Avec ses airs d’intello du cinéma Rive Gauche. Mais bon, le garçon est brillant, joue toujours bien et  habite littéralement les films dans lesquels il joue. Alors un remake des Caprices de Marianne, version 2015, avec Christophe Honoré en coscénariste, oui, ça faisait quand même envie…Et puis rien que pour la gueule de Vincent Macaigne. Ou celle de Golshifteh Farahani (mais ça c’est une autre histoire)…

Non, le seul problème, à priori c’était le titre. Les deux amis. Fadeur étonnante digne d’un livre pour enfant de deux ans (je sais de quoi je parle). Alors, ok, le titre n’est pas mensonger, il est bien question de deux amis dans ce film mais quand même, on est loin de l’hommage littéraire annoncé. A moins que ce soit du second degré et que je n’aie rien capté. Possible.

Fantaisie autour d’un triangle amoureux. Clément (Macaigne lunaire) est amoureux de Nora qui ne semble pas lui rendre cet amour et le rejette. Clément, désespéré, fait appel à son ami, Abel (Garrel), bellâtre dilettante, gardien de parking séducteur au regard détaché. Les deux complices (c’est vrai qu’on a échappé à ce titre), tentent alors de convaincre Nora, quitte à lui forcer la main un tout petit peu. L’expérience tourne alors à la virée nocturne et le triangle amoureux se fait et se défait sous nos yeux amusés.

Je me suis peu-être laissé aller à un ton vaguement sarcastique, je m’en rends compte. Mais le film est vraiment bien. C’est une errance inspirée, drôle, fine. La rencontre de trois paumés qui  se croisent sans jamais vraiment se trouver, qui se courent après pour mieux s’éviter et qui parcourent un Paris nocturne où les heures s’allongent. De très belles scènes – Golshifteh qui danse- Garrel qui récite un poème improbable au milieu de la nuit, il y a quelque chose de décalé et de charmant dans cette excursion foireuse et cette quête amoureuse promise dès le départ à l’échec. Alors oui, c’est très parigot et assez hâbleur mais quand la nuit parisienne est aussi inspirée, rien ne la vaut.

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