Knight of cups – Terence Malick

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Ah Terence Malick c’est beau…Le Nouveau monde, la Ligne rouge, The tree of life…Malick c’est un regard, esthétique, sur le monde. Malick c’est la poésie, c’est la contemplation sur grand écran, c’est le temps qui s’arrête pour mieux observer ces blés qui ondulent, ces nuages qui se meuvent lentement dans le ciel. Malick c’est cette lumière et ce rythme vertueux qui nous éloigne de nos vies trop trépidantes, qu’on n’en finit pas de perdre de vue chaque jour un peu plus… Alors oui, quand Terence Malick sort un film, on se dit qu’on n’est jamais à l’abri d’un chef d’œuvre. Et peu importe si les quelques critiques parcourues ici ou là sont loin de célébrer unanimement ce qui aurait pu être le bijou caché de cette fin d’année. Certains s’extasient, crient au génie. On adoooore Malick ou on le déteste poliment, genre c’est beau mais c’est chiant. Nous, on ne savait même pas de quoi parlait ce Knight of cups.

Comment dire. C’est beau comme une immense expo de photographies froides. Terence Malick aime les paysages, les grandes étendues qu’il filme systématiquement en un lent travelling avant. Malick filme des gens aussi, (pas sûr que les gens l’intéressent autant que les paysages… )si possible inexpressifs et muets, à l’instar de son personnage principal, Christian Bale, beau comme un Dieu et froid comme un iceberg qui se serait paumé dans un Los Angeles de carte postale. Dès le départ, on sent le parti pris d’un montage très particulier. Une succession ininterrompue de plans très courts, deux ou trois secondes. Des plans qui encore une fois, ressemblent à des clichés, qui peignent la lenteur, l’inertie, ou suivant l’action (mot qui ne convient pas en l’occurrence), une certaine forme d’instabilité. On comprend sans comprendre, ce qui ressemble à un puzzle de 10000 pièces qui se superposent plus qu’elles ne s’assemblent, qui forment un tableau aux couleurs incertaines, au scénario basique et pitch minimaliste : Homme, sans doute acteur, vit crise de la quarantaine.

Des femmes à la pelle, belles, muettes, réduites au rôle de potiches à corps sublimes. Des doutes, visibles, peu ou pas de dialogues, une solitude permanente chez Rick/Bale, le personnage au visage figé. Une mise en scène esthétisante et parfois théâtrale dont on se lasse très vite. On espère le changement de rythme sans y croire, non, cette fois, Malick n’ira pas plus loin, il ne fera pas grand-chose de son casting classe, Natalie Portman aura dix lignes à dire, quelques-unes de moins, à peine que Cate Blanchett. La disette.

Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il n’y a rien dans ce Knight of cups car encore une fois la photographie est magnifique. J’adore la photographie, je suis un contemplatif non repenti…mais pour moi, ici,  il n’y a pas de film, seulement un vague foutage de gueule, un clip, un  long clip, long, si long.

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