Love like blood – Killing Joke – 45 chansons

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Je continue The road to 45. Clock is ticking.

 

30 Octobre 2011,               KILLING JOKE                                 Love like blood

 

Ça devait être dans les Enfants du rock, ou dans  Platine 45 , je ne sais plus. C’était en 1985, j’avais entre 13 et 14 ans et les trois poils qui avaient osé pousser sur mon corps en pleine mutation s’étaient dressés comme des « i » au son des guitares.

Une intro fabuleuse, trois notes de guitare comme le tocsin, un Bontempi à la Scooby-doo , la basse nerveuse et la batterie surpuissante, le top de la new-wave.  Et le groupe ! Énorme ! Pas un sourire, des tonnes de gel dans les cheveux, le guitariste qui avait l’air de s’ennuyer à mourir et qui jouait en sous-pull à col roulé. Génial !

Non, la new-wave, c’était du sérieux, il ne fallait surtout pas avoir l’air de s’amuser. Ne pas danser sur scène, garder les bras le long du corps, éventuellement battre la mesure avec la jambe gauche – ou droite pour les gauchers – tout en gardant l’autre au sol. C’est comme ça qu’ils parvenaient à éviter de suer et pouvaient donc supporter…les sous-pulls. CQFD.

Moi, sur le radiocassette que j’avais reçu pour ma communion, je me passais la chanson en boucle. J’avais réussi à l’enregistrer directement sur la télé en appuyant sur la touche « record » de mon magnétophone alors que le clip passait en live…Du bricolage et un son étonnant – plutôt dans les aigus.

Je m’enfermais dans ma chambre à la tapisserie jaune psychédélique, recouverte de posters de foot (Kevin Keegan, Didier Six, entre autres).  J’empoignais ma raquette de tennis comme une guitare,  je sautais sur mon lit et j’étais, pour quelques instants au moins, le chanteur de Killing Joke.

C’était le premier assaut des guitares depuis longtemps à la ferme. Colette avait bien tenté le truc 10 ans plus tôt avec l’album In rock de Deep Purple, mais après le départ de ma sœur aînée, les choses s’étaient calmées et la ferme avait plutôt vécu au son du  Grand échiquier de Jacques Chancel et de la musique classique en général. Killing joke marquait donc l’arrivée d’une certaine forme de bordel , une petite pointe de subversion qui allait rythmer les années suivantes.

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