How soon is now – The Smiths – 45 chansons

smiths

26 novembre 2011,                    HOW SOON IS NOW                THE SMITHS

Harrington, Creepers, Tower records, Piccadilly Circus. Les Smiths c’était tout ça à la fois. L’Angleterre qu’on adorait détester ou qu’on adorait tout court… Parce que le tunnel sous la Manche n’existait pas encore. Parce qu’à l’époque, je parle de la fin des années 80, l’Angleterre était un pays lointain, qu’on ne visitait qu’au péril de sa vie, par-delà les mers et les ferries hostiles parfumés à la bière et au graillon.

Il a fallu attendre 1994 pour que je pose un pied sur l’île. J’y ai passé une année ou presque, dans le sud entre Portsmouth et Southampton. Le village dans lequel je travaillais, Stubbington, était assez loin de l’univers des Smiths. Pas très urbain, pas très chic, un peu beauf. On y conduisait des Vauxhall Cavallier, l’équivalent de nos Opel Vectra, on y bouffait des pizzas surgelées dans un lotissement quelconque d’un village moyen d’Hampshire.

De temps en temps, je prenais ma voiture, la fidèle 104 blanche, et je filais à Londres, à Camden Market, surtout pour y découvrir mille petits magasins indépendants qui vendaient des Tee-shirts de mes groupes préférés, des « lives » rares enregistrés avec des grille-pains dans des garages de banlieue. Je rentrais parfois avec une paire de Doc Martens neuve.

Je n’ai jamais su expliquer l’attrait des briques rouges londoniennes sous la pluie. Il y a un charme très British chez les Smiths. Morrissey chante pointu, il a ce côté Gentlemen plutôt dandy à la Oscar Wilde, un peu Oxford Cambridge, l’Angleterre du cricket et du rugby plutôt que celui des stades de foot…

How soon is now c’est la première claque. J’étais en terminale, une année où mon temps de cerveau disponible (ce n’est pas de moi) n’était pas seulement utilisé à la préparation du bac…Pourtant, j’étais sûr que l’écoute des Smiths m’aiderait à réviser mon anglais, d’ailleurs je fournissais volontiers les efforts nécessaires pour comprendre les paroles. Mais quand je croyais entendre : « I am the sun, I’m the air », Il fallait en fait que je comprenne : « I am the son, I’m the heir »… Putain d’anglais que j’adore détester.

Les « Smiths », c’est aussi le souvenir de mes neveux et nièce en vacances à la ferme, écoutant fascinés  Meat is murder, chanson dans laquelle Morrissey se prenait pour Brigitte Bardot en mission dans un abattoir… entre les bruits de scie, les cris de cochons et les beuglements des vaches dans le couloir de la mort, Morrissey, plus lyrique que jamais, nous expliquait pourquoi il fallait préférer le tofu au pâté Hénaff…Pour moi qui suis né dans un pot de rillettes, c’était mission impossible.

6 comments

  1. Ah meat is murder j’adore ! Ma préférée I » I know it’s over »…..avec une super reprise de buckley aussi……
    Et aussi some girls are Niger than others …..

  2. j’adore l’album « The Queen is Dead »! découvert en 1996 parce que c’était l’album de la décennie 86-96 pour les Inrocks (quand c’était encore un magazine cool)
    héhé, je viens de capter que le générique de Charmed était en fait une reprise de cette chanson (et moi aussi je chantais « Im the sun, Im the air!!)

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